Enfant de perdition

Né à la fin du siècle dernier dans les monts du Lyonnais, de la rencontre du fils puîné du patriarche Abrahamet d’une femme en exil, le narrateur grandit avec une guerre raciale au-dedans de lui. L’été de ses onze ans, le fils d’un plâtrier barbare le fait hanter par une entité métaphysique hostile qui le harcèle intérieurement. Tandis qu’il va plus tard au collège au milieu de l’universelle bâtardise, il se met à rêver de ressembler à Éloi, fils d’un "maître de frêt", pour rayonner de sa fortune et s’associe au dessein que forme ce dernier d’une guerre contre les races de la vallée. Surgit alors la volonté d’incendier la cité et de marcher dans des plaines antiques et lointaines : Pô, Pannonie, champ des Merles, Abyssinie. Il rentre alors dans la compagnie d’enfants perdus, putains, voyous, fugueurs, assassins, et depuis une ruine de cabanon, rêve qu’il les conduit jusqu'à la porte du monde renversé pour entrer dans la plaine où les dieux jouent aux dés le sort du monde.